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Lettre confinement 18

Perdre son temps ?

Je me suis surprise l’autre jour à répondre à un appel téléphonique et j’estimais que la personne n’avait pas grand-chose d’intéressant à dire. Durant l’appel et tout en écoutant d’une oreille plus ou moins distraite, j’ai joué à un jeu de cartes sur internet. Ce temps de conversation téléphonique me donnait vraiment l’impression de perdre mon temps. Après ce coup de fil, j’ai pris l’air et ai médité sur ma propre attitude. J’ai alors pris conscience que rien n’était vraiment clair. En effet, lorsque le téléphone sonne, j’ai le choix de répondre ou non à l’appel. Si je réponds, cela devrait signifier que je me tiens à disposition. Si je me tiens à disposition, cela devrait signifier que je suis prête à accueillir la parole de celui qui appelle et à l’accompagner dans son cheminement de pensée. Si je suis disposée à écouter, je ne peux donc penser perdre mon temps. Et pourtant…

Me viennent alors des questions : en fonction de quoi jugeons-nous une conversation intéressante ou non ? Ciblons-nous l’écoute en fonction de notre propre code « d’intérêt » ? Ou sommes-nous vraiment disposés à entendre ce que la personne souhaite dire en fonction de son propre code « d’intérêt » ? Et sommes-nous prêts à offrir cette écoute sans laisser vagabonder notre esprit dans un ailleurs et sans avoir l’impression de perdre notre temps ?

Barbara Walter, de la communauté


Commentaire des textes liturgiques de ce jeudi 4 mars 2021

Dans le livre de Jérémie 17, 10 il est dit ceci : « maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel… »  Je ne peux m’empêcher de penser à tous ces gourous, à tous ces fondateurs, à tous ces personnages, qu’on a longtemps adulés, vénérés, suivis sans hésiter et inconditionnellement, avant de découvrir qu’ils n’étaient pas si parfaits, qu’ils ont commis des abus de toutes sortes, qu’ils méritent parfois procès et destitution pour leur emprise et leur autosuffisance… Les media nous en révèlent chaque semaine de nouveaux noms…

Cela doit nous rendre très prudent dans le regard que nous portons sur les autres. Nous ne savons jamais ce qui se passe réellement au fond de leur cœur, à quels combats ils sont livrés, quelle est leur fragilité et leur pauvreté. Si quelque chose est admirable en eux, c’est la façon dont Dieu peut nous parler à travers eux. C’est Dieu et Dieu seul que nous pouvons louer, pas ses porte-paroles ! Saint Paul était très clair là-dessus quand il parlait de lui-même comme d’un « avorton » !  Il sentait bien le fossé qui le séparait de ce qu’il proclamait.

Et si cela ne suffit pas, relisons la parabole de ce jour en Luc 16 :  l’histoire de ce riche (il n’a pas de nom) et du pauvre Lazare qui se meure à sa porte : c’est Lazare qui est justifié !

Père Georges Cottin, sj


En mars à Penboc’h : on s’adapte !

En raison des conditions sanitaires, le centre a dû adapter son offre et supprimer de nombreuses sessions. Nous proposons une offre limitée et privilégions les petites sessions et retraites individuelles dans le strict respect des règles sanitaires : rendez-vous sur le site pour connaitre toutes nos propositions actualisées.

A noter qu’il reste quelques places pour :

Leadership selon Jésus-Christ (annulée en février) reprogrammée du 11 au 14 mars.

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Dans nos prières

Nous venons d’apprendre le décès du Père Philippe Hermelin sj, à Pau à l’âge de 94 ans. Il avait travaillé longtemps à Penboc’h, jusqu’en 2015, et était très apprécié de beaucoup d’entre vous. Nous penserons particulièrement à lui au cours de l’Eucharistie du jeudi 11 mars à 11h45

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