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Lettre confinement 24

Moi, raciste ? jamais !

Et pourtant… La pandémie révèle en nous des attitudes de rejet, rejet de l’étranger qui nous vient d’un pays ou d’une région contaminés, rejet de ce parisien, ou lyonnais, ou marseillais, qui vient se mettre à l’abri et se confiner dans nos campagnes ou sur nos bords de mer… Raciste ? non bien sûr et pourtant… La peur est là, peur d’être contaminé à notre tour, colère contre ceux qui risquent de nous amener le covid.

Alors nous risquons de fermer peu à peu nos portes, de fermer nos cœurs et, in fine, de nous confiner en nous-mêmes. A perdre le sens de l’accueil nous risquons de perdre le sens de la vie. Et l’on oublie alors qu’il vaut mieux goûter la joie de vivre au risque de la contamination plutôt que de ruminer la tristesse du confinement intérieur. Il ne s’agit pas de faire fi des mesures de protection mais simplement de se demander chaque matin à quoi et à qui nous pourrions nous ouvrir.

Barbara Walter


Commentaire des textes du jour (Jn 3, 31-36) – Jeudi 15 avril 2021

Tout au long du ch 3 de St Jean, Jésus s’entretient avec Nicodème, un Pharisien d’âge mûr, bien installé dans la vie, reconnu de ses confrères, et pourtant plein de questions, d’insatisfactions, de désirs inaboutis. Il sait plein de choses, par sa religion, par sa culture, et pourtant il est surpris, désarçonné, par ce qu’il voit et ce qu’il entend de ce Nazaréen, fils d’un charpentier… Alors il vient le trouver, de nuit, pour éviter qu’on juge trop vite qu’il est de ses adeptes, et pour mieux comprendre par lui-même s’il s’agit d’un sage ou d’un illuminé.

Et Jésus lui parle de la vie éternelle, d’une renaissance nécessaire, d’une vérité accessible… s’il veut bien s’ouvrir à la rencontre, au dialogue, à la réflexion intérieure. « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ! »  Cette vie éternelle, elle est là, à portée de sa main !

Deux mille ans plus tard, certains parmi nous l’appellent le Paradis et la reportent pour plus tard, après la mort. Pourtant Jésus en a parlé au présent, comme un état offert dès à présent à celui qui veut bien s’ouvrir aux choses d’en haut.

Peut-être que les mots qui en parlent le mieux sont à rechercher dans la culture universelle, avec des termes comme sérénité, paix, justice, respect, vérité, amour, harmonie… C’est le désir de Dieu en créant l’homme, c’est l’aspiration de chacun d’entre nous, quelles que soient les embûches qui viennent l’en faire douter… C’est un espoir fou, mais c’est aussi une promesse divine, pour peu que nous voulions bien l’écouter.

Père Georges Cottin, sj

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