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Lettre confinement 22

 

J’ai soif

« Donnes-moi à boire ». C’est la demande de Jésus formulée à la Samaritaine. Boire est, pour beaucoup, un geste banal. On tourne le robinet ou on ouvre le frigo et on considère normal cet accès inconditionnel à l’eau. Et pourtant des millions de personnes souffrent du manque d’eau et assistent au gaspillage de ce bien qui se rarifie.

« J’ai soif ». Parole on ne peut plus humaine qui fut une des dernières paroles du Christ avant de mourir. Et si, pour chacun de nous, ce « j’ai soif » ouvrait à une réflexion plus large. Soif de liberté, soif d’amour… et plus concrètement, au quotidien, quelle est ma soif ? et qu’est-ce qui pourrait l’étancher ? En quoi la soif du Christ peut-elle me rejoindre, tout particulièrement durant ce Triduum pascal et au regard de la mort et de la résurrection du Christ ?

Barbara Walter

 


 

Commentaire de la Parole de Dieu du Jeudi Saint – Jn 13, 1-12

 

Le lavement des pieds n’est pas qu’un abaissement de la part du Christ ou une marque d’humilité, c’est d’abord une manifestation de reconnaissance à l’égard de ses disciples. C’est le dernier repas qu’il prend avec eux. Il les remercie d’être présent à ce moment décisif de son existence terrestre, d’avoir cheminé avec lui pendant trois ans sur les routes de Palestine, d’avoir été ses compagnons de route. Il les honore. Comme on honore un hôte, dans les pays du Proche Orient ou en Afrique. Marie, la sœur de Lazare, a eu le même geste de reconnaissance à l’égard de Jésus lorsqu’il est venu chez elle quelques jours avant sa Passion.

Pierre se rebiffe car il se sent bien indigne de cette reconnaissance, mais Jésus avec une infinie patience lui explique le sens profond de ce geste : « avoir part » à son existence, c’est-à-dire entrer dans les sentiments de Dieu à son égard, dans cet amour inconditionnel, sans limite.

Nous pouvons à notre tour nous laisser remercier par Dieu de ce que nous sommes, ou de ce que nous essayons d’être… et cela nous donne envie d’en faire beaucoup plus !

Nous pouvons également cueillir là une invitation à servir à notre tour, non par charité, mais par reconnaissance. Le pauvre que j’ai devant moi, cette personne affectée par la maladie, la solitude ou la désespérance, j’ai à lui manifester ma reconnaissance pour ce qu’il est, la présence de Dieu parmi nous. « Ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites. »

Père Georges Cottin, sj

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