La Cousinade 2019 du Réseau Ignatien de l’Ouest (le RIO)

Nous nous sommes retrouvés, ce 25 mai, à près de 160 membres de la Famille ignatienne de l’Ouest, pour cette troisième édition de la « Cousinade, à la suite d’Ignace », sur le site même de la Basilique de Ste Anne d’Auray.

Cette belle journée ensoleillée nous a permis de nous retrouver, de nous rencontrer, d’échanger, de réfléchir et de créer des liens entre nous, les diverses composantes de la famille. La pluralité manifestée par la diversité des différentes tribus en ce jour, nous est apparue porteuse d’une espérance qui nous fait tous vivre. Invitation à faire « corps », à faire communion en Eglise.

L’échange du début de la matinée, à partir d’un jeu de questions ludiques, sous la forme d’un 6*6, a donné à chacun la possibilité de mieux se connaitre ou d’apprendre à se connaitre tout simplement. Pour exemple : d’une enveloppe remise à chaque petit groupe de six, l’un d’entre nous a tiré le mot « chaussettes » … « Chaussettes ! » mais encore ? … Qu’est-ce que cela m’inspire pour me présenter, alors que je ne porte jamais de chaussettes ?… « Là est la question ! » Alors que dire ? Eh bien parler tout simplement de soi et voilà ! »… Joie et rires étaient de la partie grâce à la surprenante diversité des mots tirés des enveloppes.

Ce moment d’échange terminé…  Place à l’intervention de Christoph Theobald, sj., notre invité d’honneur qui nous fait entrer dans son propos à partir du titre même de l’intervention, à savoir : Urgences pastorales – À la rencontre des « périphéries ».

Qu’entendre avec le mot « périphérie » ?… La métaphore du centre et de la « périphérie » uniforme sur une sphère, nous aide à mieux cerner cette notion des « périphéries », à partir de la pluralité que nous retrouvons déjà manifestée par les différentes familles ignatiennes présentes en ce jour. C’est en effet la dimension plurielle des interprétations du Message et des charismes manifestés qui est censée susciter non seulement la communion mais bien plus la dynamique de « la sortie » que Dieu veut provoquer par sa Parole chez les croyants.

La tradition chrétienne, nous dit Christoph, ne nous met pas seulement face à Dieu, mais elle est la seule à nous ouvrir à « l’intimité abyssale » même de Dieu (intima Dei). C’est en « Dieu » que nous trouvons l’autre en sa mystérieuse singularité ainsi que tous les autres et leur difficile « vivre ensemble » ; et c’est en « Dieu » que nous pouvons « sortir » de nous-mêmes et rencontrer l’autre en vérité et le rencontrer gratuitement.

Il s’agit donc, de sortir de « l’exculturation » de la foi chrétienne et de son statut de mythe – en tentant de joindre la vie quotidienne des gens – sur un plan individuel et collectif – en devenant « ressource » et « source » de cette vie – l’unique possibilité est alors : la « présence » gratuite. Ce temps de réflexion fut pour chacun un temps riche et fort.

Le repas partagé, « tiré du sac », permit ensuite de faire connaissance et de mieux se rencontrer les uns les autres. Convivialité et simplicité étaient de mise dans cette grande « salle à manger des pèlerins » un peu austère mais très spacieuse. Après le repas, un temps de questions-réponses puis l’Eucharistie festive et conclusive de notre rencontre, présidée par Jean Miler, sj., dans La Chapelle de l’Immaculée Conception.

D’une manière générale, tous les lieux de la Basilique occupés pendant cette journée furent vraiment accueillants et très porteurs grâce à la petite « armée » de bénévoles, issus de toutes les familles, qui a fait de cette journée, une belle réussite.

Violon, guitare, djembé et synthétiseur ont animé tout du long cette « cousinade » bon enfant. Cousins et cousines sont repartis heureux avec au cœur le mot d’ordre de « sortir » et la perspective de se retrouver pour une prochaine « cousinade » en 2021.

Marie-Christine Pesquet (pour le RIO)

13 juin 2019